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Manifestation du 17 octobre : l’IGPN ouvre une enquête après qu'un photographe a été blessé par une grenade policière

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Une vidéo, dont les données indiquent qu’elle a été captée le 17 octobre, montre plusieurs personnes pousser un chariot sur lequel est allongé le photographe, avec un garrot posé sur sa cuisse.

Le parquet de Paris a annoncé, samedi 24 octobre, l’ouverture d’une enquête confiée à l’Inspection générale de la Police nationale (IGPN) après les graves blessures subies par un photographe lors d’une manifestation à Paris le 17 octobre. Le jeune homme a été touché à l’artère fémorale par un tir de grenade policière, selon une plainte déposée par son avocat.

Le parquet a expliqué avoir ouvert cette enquête après avoir été informé par l'avocat de la victime de « blessures graves à son endroit (...) ayant conduit à son hospitalisation ».

L’enquête est ouverte des chefs de « violence par une personne dépositaire de l’autorité publique, suivie de mutilation ou infirmité permanente, lors de manifestation sur la voie publique ».

Cette procédure a été ouverte parallèlement à une plainte avec constitution de partie civile déposée auprès du doyen des juges d’instruction, afin d’éviter toute disparition des preuves, a précisé le parquet.

L’avocat du photographe, Me Arié Alimi, avait déposé cette plainte jeudi pour « tentative d’homicide volontaire », après que son client, Ahmed B., 25 ans, a été touché à « l’artère fémorale » par un « tir de grenade » policière le 17 octobre. Selon l’avocat, « les policiers ne l’ont pas secouru en le laissant se vider de son sang sur le trottoir ».

La plainte dénonce également des « violences volontaires ayant entraîné une mutilation ou une infirmité permanente, commises en réunion, par personne dépositaire de l’autorité publique, avec usage d’une arme » et une « complicité de tentative de meurtre par instigation ».

Réagissant à l’ouverture de l’enquête, l’avocat a critiqué la décision du parquet de ne pas retenir la qualification de tentative d’homicide volontaire. « Je regrette que le parquet de Paris ait dans un premier temps refusé toute communication et rejeté l’ouverture d’une enquête préliminaire », a-t-il déclaré, estimant que la nouvelle qualification juridique avait pour objectif de « protéger le préfet de Paris et le ministre de l’Intérieur ».

Ahmed B., venu à Paris pour documenter la manifestation, a été « victime d’un tir de grenade par un policier » place de la République, selon la plainte. Le photographe, qui « perdait plus d’un litre de sang », selon son avocat, a été transporté par des manifestants jusqu’à une ambulance, qui l’a acheminé à l’hôpital.

« Opéré en urgence, pendant plus de trois heures », il a été « sauvé in extremis », selon la plainte. Il est « toujours en soins intensifs, sans qu’il soit possible de savoir s’il conservera l’usage de sa jambe », peut-on encore lire dans la plainte.

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SOURCE: FRENCH PRESS TV